C’est souvent la première question qu’on se pose, et c’est normal : entre les offres à 0 € et les devis à plusieurs milliers d’euros, difficile de s’y retrouver. Voici comment lire un prix de site internet, ce qu’il doit comprendre, et ce qu’il faut vraiment prévoir pour une petite entreprise.
Les trois façons d’avoir un site, et leurs prix
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur couramment constatés en France ; chaque offre varie selon ce qu’elle inclut.
- Le faire soi-même avec un outil en ligne : un abonnement mensuel, souvent de 10 à 40 €/mois. Peu cher au départ, mais c’est vous qui faites tout : textes, mise en page, réglages pour Google. Et le site reste lié à l’outil : si vous arrêtez de payer, il disparaît.
- Un développeur freelance : en général de quelques centaines à 2 000 ou 3 000 € pour un site vitrine, selon le nombre de pages et les fonctions. Vous avez un seul interlocuteur, qui fait tout pour vous.
- Une agence web : plus souvent à partir de 2 000 à 3 000 € pour un site vitrine, et bien plus pour un projet complexe. Vous payez aussi la structure : chef de projet, commerciaux, locaux.
Pour un artisan, un commerçant ou un indépendant, un site vitrine de 1 à 5 pages suffit dans la grande majorité des cas. Inutile de payer une agence pour ça.
Ce qu’un prix doit comprendre
Deux devis au même prix peuvent cacher des choses très différentes. Avant de signer, vérifiez que le prix comprend :
- la création des pages (combien ?) et leur adaptation au téléphone ;
- le référencement de base : titres, descriptions, vitesse, signalement à Google ;
- un formulaire de contact ou un bouton pour appeler ;
- la possibilité de modifier vous-même textes, horaires, prix et photos ;
- les textes : sont-ils écrits pour vous, ou devez-vous les fournir ?
Les frais qu’on oublie : domaine, hébergement, entretien
Un site ne coûte pas qu’à sa création. Il faut aussi :
- le nom de domaine (votre-entreprise.fr) : de l’ordre de 10 à 20 € par an. Il doit être à votre nom, pas à celui du prestataire.
- l’hébergement : le serveur qui affiche votre site, de quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois selon l’offre.
- l’adresse mail pro (contact@votre-entreprise.fr), souvent facturée à part.
- l’entretien : mises à jour, sécurité, sauvegardes, surveillance. Sans entretien, un site vieillit vite et peut être piraté.
Payer en une fois ou en plusieurs mensualités ?
Beaucoup de petites entreprises préfèrent ne pas avancer une grosse somme. Le paiement mensuel est pratique, à une condition : savoir quand le site est payé et ce qu’il reste ensuite. Méfiez-vous des abonnements sans fin où vous louez votre site sans jamais en être propriétaire.
Chez moi, par exemple, vous payez en une fois (290, 590 ou 990 €, possible en 3 fois) ou en 12 mensualités (35, 65 ou 99 €/mois) sans rien avancer. Après les 12 mois, le site est payé : il ne reste que l’entretien à 9, 12 ou 15 €/mois, avec le nom de domaine, le mail pro et l’hébergement compris. Le détail est sur la page Prestations.
Quel budget prévoir selon votre activité ?
- Vous voulez surtout être trouvé et appelé (plombier, coiffeur, thérapeute…) : une page complète et bien faite suffit souvent.
- Vous avez plusieurs services ou une zone large : comptez plusieurs pages, une par service ou par grande ville, pour mieux sortir sur Google.
- Vous accueillez des touristes ou voulez des fonctions particulières (réservation, plusieurs langues) : prévoyez une offre plus complète.
- Vous voulez vendre en ligne : c’est une boutique, un autre budget, à chiffrer sur devis.
Les questions à poser avant de signer
- Le nom de domaine sera-t-il à mon nom ?
- Que se passe-t-il si j’arrête de payer l’entretien, ou si je veux changer de prestataire ?
- Pourrai-je modifier mon site moi-même ?
- En combien de temps le site sera-t-il en ligne ?
- Qu’est-ce qui n’est pas compris dans le prix ?
Un bon prestataire répond à ces cinq questions sans hésiter. Si vous voulez en parler, un appel de 20 minutes suffit, et le devis est gratuit.